Baignade : ce que dit la loi
Le principe : libre, sauf interdiction
En France, la baignade est libre là où aucune interdiction ne s'applique. Hors d'une zone aménagée et surveillée, on se baigne à ses propres risques : c'est ce qu'on appelle la baignade sauvage.
Qui peut interdire ?
Le maire exerce la police des baignades. En mer, elle s'étend jusqu'à 300 mètres à partir du rivage (article L2213-23 du Code général des collectivités territoriales) : le maire y délimite des zones surveillées et peut interdire la baignade ailleurs. Sur un lac ou une rivière, il agit au titre de ses pouvoirs de police générale. Le préfet peut aussi interdire la baignade par arrêté.
Les canaux et voies navigables
La baignade est interdite dans les canaux et leurs ouvrages (écluses, barrages) par les règlements de police de la navigation, à cause des bateaux, des courants et des manœuvres d'ouvrages.
L'amende de 68 €
Depuis le 3 août 2026, se baigner dans une zone interdite par un arrêté municipal ou préfectoral, malgré un drapeau rouge ou en violation des règlements de navigation est une contravention de 3e classe (décret n° 2026-723 du 1er août 2026). L'amende forfaitaire est de 68 €.
Les sites officiels
Les lieux de baignade fréquentés et aménagés sont déclarés à l'agence régionale de santé, qui contrôle la qualité de l'eau pendant la saison et publie leur statut sur le site du ministère de la Santé. Sur ce site, ils portent le statut « site officiel contrôlé ». Voir aussi : baignade interdite, qualité de l'eau.
Sources : Code général des collectivités territoriales, article L2213-23 ; Décret n° 2026-723 du 1er août 2026 (article R. 643-3 du Code pénal) ; Préfecture de la Haute-Saône, baignade interdite dans les canaux et rivières domaniales. Vérifiées le 1er octobre 2026. Ce guide n'est pas un avis juridique.